Le cyclo-sport en France 2eme époque 1963 à 1970 ...environ.
Ou "Comment MotoLégende semblait ré-écrire la légende des tasses à café..."
Deuxième partie
Vous serez surpris de voir qu'il manque la première partie de ce vieil article, déjà 10 ans, mais sur Canalblog les règles ont changé, il y a maintenant une taille maximum que je dépassai pour celui ci. Il a donc été coupé en 2, vous n'avez ici que la deuxième partie de l'article.
La première partie est maintenant en date du 22/08/2025, avec accès par le lien ci dessous:
Première partie ; Souvenir des cyclos-sport 1959/1963
Ci dessous: Deuxième partie 1963/1970
La grande époque des cyclosports étrangers
Quelques mots sur les japonais qui débarquent en Europe, pour dire qu'au début des années 60 ils ne sont pas encore présent sur ce marché des cyclo-sport, les pédales obligatoires sont un obstacle qu'ils finiront par résoudre.
Leurs petites cylindrées seront dès le départ présentes sur le seul secteur "vélomoteur". Une information trouvé dans un MotoRevue d'avril 1963 nous indique que les importations des motos japonaises de plus de 125cc sont libres, par contre les 50cc et 125cc (cyclomoteurs et vélomoteurs/MTL) sont contingentées par l'administration. Pour les premiers 6 mois de 1963 le gouvernement a autorisé un montant de 100.000$ qui est à répartir entre tous les importateurs (pour machines japonaises de 50cc à 125cc "montées" et les pièces).
Sur ces 100.000$ la part autorisée pour les petites Honda importées par Psalty était de 30.000$. En suposant que le prix d'importation d'une petite Honda soit d'environ 150$ cela n'autorisait que l'importation de 200 machines pour ces 6 premiers mois de 1963, soit 400 pour l'année...ce n'était pas énorme. Les 50cc Honda qui proviendront de l'usine belge Alost (dédiée aux cyclomoteurs) ne seront pas concernées par ces restrictions, voir un peu plus bas le superbe CF50 made in belgium.
On peut supposer que les 70.000$ restant, pour ces 6 premiers mois de 1963, étaient destinés aux petites Suzuki importées par Pierre Bonnet, plus présent à ce moment sur le secteur des petites cylindrées.
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Nous seront bref sur cette période 1963/1970, très vite les producteurs français de cyclosports disparaissent, dès 1964 c'est Gitane qui cesse sa production de cyclomoteur, puis c'est Paloma qui est repris par Cazenave, fin 1964 c'est l'usine Vap qui ferme ses portes et qui lègue ses stocks et sa marque au même Cazenave.
Le tout dernier des "petits" producteurs de cyclosport sera donc Cazenave qui regroupera les vestiges des productions Paloma et Vap.....
Ces deux publicités Cazenave étaient publiées dans le même MotoRevue d'octobre 1967, on y retrouvait presque la totalité des cyclosports français du débuts des années 60,
Chez le fabricant Jeunet dernières années pour les modèles "Captivante" "made in Dole / Jura"
Dans la gamme 1965/66, il y a maintenant cinq versions du Milano Sport, 4 sont présentées dans le prospectus qui suit et une cinquième est fabriquée pour Manufrance:
- Sur ce propspectus: 3 versions à 2 ou 3 vitesses et 1 version monovitesse.
Deux versions à 2 vitesses remplacent le Milano qui était équipées du Vap PI2: une version est équipée du Sachs à 2 vitesses et une deuxième version est équipée d'un moteur Lavalette sous licence Franco-Morini, le "Lavalette-Morini" à 2 vitesses.
Une nouvelle version à 3 vitesses: est équipée du Sachs, identique à l'ancien Vap Moneret en version cyclomoteur le S3V.
- Et pour conclure ce feuillet présente une version du Milano " à l'ancienne" avec moteur mono-vitesse Vap.
Ne figure pas ici une autre version identique du Milano mais à moteur monovitesse Lavalette, celle ci est spécialement fabriquée par Jeunet pour le catalogue Manufrance, voir le modèle "Hirondelle Sport / Manufrance" 1967 plus bas dans cet article.
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Parmi les importateurs de cyclomoteurs italiens, c'est toujours Pierre Bonnet qui est un des leaders. Voici 2 publicités de Pierre Bonnet pour ses produits importés, elles se trouvaient dans un "Scooter et Cyclomoteur" de juillet 1965.
Cette première publicité ci-dessous concerne simultanément les deux versions du Mustang d'Ital Jet à moteur Minarelli, la version vélomoteur avec permis et la version cyclomoteur.
Dans ce même n° de Scooter & Cyclomoteur de juillet 1965, le Mustang d'Ital Jet était à l'essai en version Vélomoyeur/MTL avec permis A1.
En effet l'essai de la version cyclomoteur limité à 50km/h n'a pas beaucoup d'intéret.
La vitesse maximum de ce Mustang (vélomoteur/MTL, donc un modèle non bridé), sera de 86km/h!
On est encore loin de l'information de MotoLégende nous donnant 100km/h pour les cyclomoteurs à pédales des années 1950....!!
Dans cette même revue de 1965 une autre publicité de Pierre Bonnet, pour son best-seller, le Giulietta à moteur Franco-Morini...(Giulietta c'était le type du 50cc, son fabricant était Peripoli)
Le texte est très surprenant, puisqu'il indique au futur acheteur que cette version "50km/h" ne diffère de la version "libre" que par la taille du carburateur, il est certain que le carburateur de plus gros diamètre était à la disposition du client, moyennant quelques francs supplémentaires! Avec ainsi l'assurance d'atteindre des vitesses inavouables!
A noter que les deux marques Ital Jet et Giulietta Peripoli sont équipés du même double frein avant, une flasque de chaque côté. La précédente publicité du Paloma/Cazenave présentait un cyclo-sport équipé des mêmes tambours de frein.
Encore un élément prouvant le succès des cyclosports Flandria sur le marché français, cette publicité de décembre 1963, qui affirme haut et fort que le Record est le cyclosport le plus vendu en région parisienne et marseillaise.
Puis cette présentation du Record/1967 lors du Salon de Paris d'octobre 1966.
Le commentaire de MotoRevue (n°1807) est ici en contradiction avec les affirmations de MotoLégende, puisque Flandria est la plus populaire des marques belges et le Record est cité comme le cyclosport responsable du succès de Flandria.
A partir de ces années 1963/64 un deuxième constructeur belge implante une usine en France, c'est Supéria.
Superia, la grand marque du cyclisme sportif, diffuse aussi une gamme complète de 50cc à motorisation Sachs, dont quelques cyclosports qui eurent du succès en France, les "Full-Speed".
Voici une publicité vue dans un MotoRevue de septembre 1966, pour celui ci la motorisation était confiée à un Sachs 3 vitesses à main similaire au S3V de Vap, à remarquer un rappel de l'ancien record Vap des 24h de septembre 1962, bien que Vap ne soit pas cité.
Pour comparer les productions annuelles "Marché Commun" de ces années 60, nous avons par exemple les chiffres de 1964:
Ce sont les chiffres de l'ensemble des productions "cyclomoteurs", y compris les "cyclo-sports".
- Production française: 1.130.000 cyclomoteurs
- Production hollandaise: 175.000 cyclomoteurs
- Production allemande (RFA): 160.000 cyclomoteurs
- Production italienne: 150.000 cyclomoteurs
- Production belge: 70.000 cyclomoteurs
Malgré les éloges répétés de MotoLégende vis à vis des cyclomoteurs italiens, cette production n'était que la 4ème du Marché Commun.
Dans ces chiffres les 50cc "non cyclomoteurs" (vélomoteurs/MTL, kleinkraftrad) ne sont pas comptabilisés.
Dans le cas de la production allemande on connait quelques détails suplémentaires: les 160.000 cyclomoteurs se répartissaient en 2 catégories: 111.000 mopeds + 49.000 mokicks, pour les vélomoteurs "50cc" allemands les kleinkraftrads la production allemande de 1964 fut de 65.000, comparé aux 160.000 cyclomoteurs ces 65.000 kleinkraftrads traduisaient bien l'engouement des jeunes allemands pour ces 50cc rapides (Kreidler, Zündapp, Hercules etc..).
L'Allemagne fut un des seuls pays à connaître une catégorie de "50cc rapides/les kleinkraftrads" indépendante de ses catégories cyclomoteurs (Moped, Mokick et Mofa), cela débuta en 1954 sous l'impulsion de la firme Kreidler. Cette catégorie des "kleinkratrads/permis Klass 5" pour les 16/18ans allemands eu le même rôle que la catégorie A1/MTL en France à partir de 1973 lorsque le permis "A/moto" fut décalé de 16 à 18 ans.
Voir notre article: "Les kleinkraftrad à l'assaut du marché allemand 1954/1964".
La très grande différence de qualité et de robustesse des cyclomoteurs allemands par rapport aux cyclomoteurs italiens s'explique facilement: les cyclomoteurs allemands vendus en France étaient dérivés des "kleinkraftrads" allemands, des 50cc pouvant rouler indéfiniment à 85km/h, alors que les cyclomoteurs italiens vendus en France dérivaient des machines vendues et limitées en Italie à 40km/h, ceci explique cela........N'en déplaise aux "spécialistes" !!
Pour preuve, le fabricant italien Peripoli n'eu aucun problème pour diffuser en RFA ses Giuletta à moteur Franco Morini 3 vitesses en version "cyclomoteur", puisque la limitation des cyclomoteurs allemands et italiens était identique à 40km/h. En France c'était 50km/h.
Par contre pour présenter en Allemagne de l'ouest un modèle concurrentiel dans la catégorie des 50cc "libres" et pour le revendiquer avec un 75km/h, le fabricant Peripoli eu la sagesse de faire appel au motoriste allemand JLO.
Ainsi la version "kleinkraftrad" du Giulietta de Peripoli vendu en Allemagne de l'ouest fut équipée du bloc moteur JLO à 3 vitesses "Made in Germany", cela permettait de ne pas risquer la casse à la première sortie, comme c'était souvent le cas avec des moteurs FrancoMorini dépassant de trop les 40km/h ou 50km/h.
Comme l'indique le texte ci-dessos, 75km/h avec ce JLO, mais à conduire en RFA avec le permis Klasse4, le permis des kleinkraftrad.
A la fin des années 60, quelques constructeurs français produisent encore des cyclos sport à la mode de la fin des années 1950, c'est à dire avec un moteur sans boite de vitesse (avec ou sans variateur).
Ainsi dans le catalogue Manufrance 1967, on trouve un cyclo-sport à moteur Lavalette, qui n'est autre qu'un Captivante/Jeunet Milano étiqueté Hirondelle avec l'appellation "Sport n°21". C'est le même cyclomoteur que celui qui figurait dans la gamme des Milano de 1965, qui était le modèle 59 avec une apparence légèrement plus moderne.
Même démarche pour Motobécane qui a modernisé sont SP50 avec les mêmes recettes que Jeunet, ci-dessous c'est un extrait du catalogue Motobécane 1970.
HONDA 1966/67
Le nouveau n°1 mondial depuis qu'il a détrôné Motobécane essaye de pénétrer le marché français du cyclomoteur, avec la double contrainte des pédales et d'un marché contingenté par les douanes françaises, il va réussir à produire en Belgique un superbe cyclosport qui aura un certain succès le C320/321. Ce modèle aura en France l'appellation commerciale "CF50".
Du côté des performances ce CF50 Honda n'était pas une réussite, ensuite ce sera en 1968 le CB50 (une évolution esthétique du CF50) mais avec le même moteur avec pédales incorporées au bloc et vitesses à main. Attention ce cyclo CB50 n'avait rien à voir avec le CB50 ( un vrai 50cc sport) vendu dans certain pays comme l'Allemagne.
En 1972 en plus du CB50, Honda présente un nouveau cylomoteur sport le SS50Z, il va avoir un certain succès, pour le voir notre article "L'arrivée des petites Honda"
Gitane-Testi / 1969-1980/ à la"Sauce bolognaise"
Dans les firmes françaises nous avions cité Gitane avec en 1962 son cyclo-sport à moteur Sachs.
Dans ce paragraphe " Cyclo-sport étranger" on peut évoquer la deuxième carrière de Testi en France de 1969 à 1980, avec comme lors de sa collaboration avec Vap un étiquetage "français" : Gitane.
Ces 50cc italiens seront importés et étiquetés "Gitane Testi" de 1969 à 1977, puis de Gitane-Elf de 1978 à 1980.
Bien que la gamme Gitane-Testi comportait un "50cc vélomoteur", le principal marché visé était, comme pour Vap, celui du cyclomoteur sportif à pédales.
Et le succès fut au rendez-vous, de nombreux Cyclos-sports italiens "Gitane-Testi" fabriqués à Bologne furent diffusés sur la marché français, mais comme pour Zundapp, le succès fut interrompu en 1980 par l'interdiction de vente des cyclo-sport sur le territoire français.
De nos jours cette histoire d'importation des Testi par la firme française Gitane est totalement oubliée et de nombreux articles (français) nous présentent ces "Gitane Testi" comme ayant été le top du cyclosport à la française!!!
Bon il aurait été possible que les décalcomanies fussent de fabrication française, mais ce n'est pas certain, je pense plutôt qu'ils arrivaient tout étiquetés d'Italie!
J'ai même trouvé la photo ( ci-dessous) d'un Testi de 1963 (frère jumeau du Vap Spécial Monneret, et pour cause) présenté ici comme étant un Gitane-Testi!! Alors que l'importation en France des Testi par Gitane ne commencera qu'en 1969!!!
Ne vous laissez pas impressioner par la légende, c'est un Testi 100% italien.
Epilogue
En ce début des Années 70 la pression des importations en provenance du marché commun et du Japon sera trop forte pour le cyclosport français, seul Motobécane et Peugeot résistent du fait de leur très grosse production de cyclos à variateur.
Parmi les cyclosports étrangers qui domineront le marché français, les n°1 seront les italiens en étant souvent les meilleurs marché, avec principalement Malaguti, mais aussi en italien plus "haut de gamme": Testi (importé par Gitane), puis on trouvera en n°2 les belges et derrière les japonais et enfin avec de plus petites quantités les autrichiens et les allemands seront dans le haut de gamme avec Puch, Kreidler et Zündapp.......
Pour le cyclosport comme pour la moto, la décennie 70 sera brillante, mettant à mal la balance commerciale française....
Pourtant l'industrie française du cyclomoteur "basique" étalera encore sa toute puissance durant ces années 70, mais ce sera le chant du cygne.
Quelques chiffres sur les 50cc, avec 7 années d'importation en France de 50cc étrangers, soit le cumul de 1970 à 1976 (chiffres fournis par les douanes) :
- n°1/Italie/372.519, n°2/Belgique/186.581, n°3/Japon/35.028, n°4/Allemagne de l'Ouest/17.407.
Ces chiffres fournis par les douanes concernent les "50cc" de toutes catégories, donc à 99% des cyclomoteurs mais aussi des 50cc "type vélomoteurs/MTL".
Les productions Flandria et Honda peuvent être comprises dans plusieurs origines, le belge Flandria ayant aussi une usine de montage en France, dans ce cas ces 50cc seraient de production française, et le japonais Honda produisant une partie de ses cyclomoteurs dans l'usine belge de Alost/Aalst, ces cyclomoteurs Honda seraient dans les chiffres belges. .....
En face de ces importations étrangères la production des firmes françaises de 50cc, Motobécane, Peugeot et Solex, faisait toujours bonne figure avec en comparaison un cumul de la production française sur ces mêmes 7 années de 1970 à 1976: cela dépassait les 8 millions :
Soit pour 1970 à 1976 un bilan cumulé de 8.314.000 motocycles de 50cc produits en France, dont 5.588.000 livrés au marché français et 2.726.000 exportés.
Après le passage des motos de + de 240cc en produit de luxe en 1972 avec une TVA à 33,3%, puis de nombreuses dévaluation du francs français pour renchérir les produits d'importations, l'administration de Valéry Giscard d'Estaing va prendre une décision radicale vis à vis du cyclosport....
Ainsi pour résoudre ce problème de balance commerciale cette administration décidera qu'à partir de juin 1980 les cyclomoteurs à boite de vitesses seraient interdit à la vente !!!!
Une décision radicale qui résout le problème. Pour de nombreuses firmes étrangères les gros volumes de vente réalisés en France avaient une importance capitale, dans les années qui vont suivre la quasi totalité de ces firmes, italiennes et allemandes vont disparaitre par faillite ou absorption.
Cette interdiction sera maintenue jusqu'en 1996, alors seulement l'importation de ce qui s'appellera à ce moment les mécaboites pourra reprendre......
Mais l’intérêt de la jeunesse pour le motocycle en général aura disparu....La jeunesse se passionne dès lors pour le virtuel.............
Pour preuve le niveau calamiteux des ventes de cyclomoteurs toutes catégories en France
pour l'année 2016 = 92.880 !!!
En grande partie des scooters automatique, mais à l'intérieur de ce chiffre tout de même 13.158 cyclomoteurs à boite de vitesses (les mécaboites)
Au total ce chiffre des cyclomoteurs de 2016 représente le dixième de ce qui se vendait à la grande époque où les jeunes gaulois du baby boum sillonnaient les routes de France (1959/1979).
Pour distribuer ces cyclosports français et étrangers il fallait aussi des commerçants.
Parmi ceux ci Georges TRIAY est un bon exemple, après avoir été importateur Zündapp pour l'Algérie il en est revenu en 1962. S’apercevant rapidement que le marché de la moto est en France totalement exsangue à ce moment, il se reconvertira en reprenant une affaire de Cycles et Cyclomoteurs à Nice.
Ce magasin niçois était une agence du français VapSA et du belge Flandria, ainsi Georges Triay participera à la diffusion des cyclosports de ces deux firmes.
Peu de temps après la disparition du français "VapSA", Georges Triay sera un agent très actif de la société Gottfried le nouvel importateur Zündapp, ainsi il diffusera ces cyclosports "haut de gamme" made in Germany de 1968 à 1980.
"Georges Triay d'Alger à Nice"
Comme vous l'avez compris l'article de MotoLégende auquel j'avais réagi contenait des erreurs d'impression, mais peu importe cela m'a donné l'idée de ce message...pour cela on les en remercie.
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Un retour sur l'éphémere apparition des 50cc sport "vélomoteurs" français.
"Allumez le feu de paille des 50cc français sans pédales, 1962/1966"
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Pour la situation des 50cc en RFA, voir notre article:
"Les kleinkraftrads à l'assaut du marché allemand, 1954/1964"
Voir aussi notre article: Du solex de 1946 à la Mobylette de 1960
Voir aussi: Le déclin français
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Pour la campagne d'exploits et de records de la firme Sachs:
"Records et exploits Sachs, Hercules et Vap"
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